Autobiographie initiatique: rencontre avec Morihei Ueshiba
Expérience Initiatique

Partie II / Rencontre maître-disciple

 

La tradition de l’initiation maître-disciple (et son pendant : la difficulté de la transmission initiatique au plus grand nombre) expliquées au regard de ce cas pratique :

 

2. De l'énergie interne au Pouvoir Infini

 

Beaucoup de professeurs d'arts martiaux et non de sports de combat (ce qui est très différent) trouveraient avantage à étudier les travaux du Dr LEFEBURE sur la science des rythmes afin de pouvoir développer d'une façon très conséquente leur énergie interne reliée au pouvoir infini du Tao.

Et cela d'autant plus, notamment pour le Maître Morihei Ueshiba qui est mort emportant avec lui comme d'autres grands Maîtres les secrets de ses capacités éveillées. À ceci près néanmoins, qu'il a réussi à transmettre ce qu'il faut bien appeler un “ pouvoir ” à un petit groupe de personnes qui étaient à l'époque ses disciples et qui sont devenus et sont encore pour certains aujourd'hui, étant encore vivant, des Maîtres d’arts martiaux. Toutefois, et c'est là le gros problème, c'est que le POUVOIR qu'il a pu transmettre à certains et qui se traduit par des faits réels, notamment par la possibilité de produire le “ vide dans la dynamique ” n'est pas reproductible pour d’autres élèves.

C'est un peu comme pour une contamination par un virus qui ne toucherait uniquement que les premières personnes exposées.

Ce “ vide dans la dynamique ” se traduit par le fait, qu'ils ont la possibilité de prendre une personne par la main et de la conduire là où ils le souhaitent sans que cette personne ait la possibilité physique de prendre une autre direction. C'est un peu comme si pendant un instant ils avaient le contrôle sur la motricité (au niveau neurologique) de la personne.

 

C'est un phénomène assez curieux qu'il faut avoir vécu une fois pour bien le comprendre.

 

 

 

 

 

Mais comme je l'ai dit, ces maîtres actuels qui ont connu La Source, tel le Maître Morihei Ueshiba, n'ont pas la possibilité de transmettre cette faculté, ce qui fait que lorsqu'ils seront tous décédés (les derniers doivent maintenant être âgés), il ne restera plus que l'aspect technique de cet art. La seule chance qui reste est de parvenir à une approche du phénomène au travers d’un contact métaphysique, comme celui que j'ai pu obtenir.

 

 

Beaucoup d'appelés peu d'élus.

 


Il faut encore noter que de tous les grands initiés qui sont parvenus à une révélation, AUCUN n'a jamais réussi à transmettre son pouvoir au-delà de quelques proches disciples.

 

 

Tout au plus, comme certains maîtres indiens, le pouvoir du gourou transmis à ses disciples, mais sans le pouvoir d'entretenir l'énergie elle se dissipe rapidement.

Évidemment cela paraît très décevant, surtout quand on sait que le nombre de personnes ayant atteint la révélation est très faible…

D'ailleurs, si les facultés de ces grands initiés pouvaient se transmettre de génération en génération le niveau de conscience de l'humanité n'en serait pas là où il en est aujourd'hui…

 

 

"Pourquoi me direz-vous ? Oui bonne question."

 

L'ignorance de la pratique efficace qui permet d'obtenir et de transmettre à tous

 

 

Ceux qui sont parvenus à la révélation non seulement ignorent ce qui leur a permis d’y parvenir mais bien pire encore attribuent bien souvent leur révélation à tout autre chose que ce qui leur a réellement permis d'y parvenir. Par exemple, un voyant va attribuer ses dons de voyance à l'idée que ceux-ci lui ont été attribués par son grand-père où sa grand-mère, il parlera alors de “ dons héréditaires ”. Mais dès qu'on le questionne un peu sur son enfance on s'aperçoit qu'il pratiquait le Phosphénisme intuitivement.

Dans le même ordre d’idée le Dr LEFEBURE explique qu’il en a été de même pour l’immunothérapie préventive, laquelle sous une forme rudimentaire existait en Afrique, avant l’arrivée des Européens. En effet, il existait des tribus dites “d’hommes Serpent” qui se montraient dans les foires pour prouver qu’ils pouvaient se faire mordre par des serpents venimeux sans en mourir. Le procédé était “ un secret initiatique ”. Il consistait à couvrir le corps de multiples scarifications sur lesquelles on appliquait un mélange d’ingrédients, dont des têtes de serpent écrasées. Ces populations ne savaient pas que seulement le venin du serpent était utile pour une mithridatisation (immunisation progressive).

Tout ça pour dire que le principe actif est la plupart du temps noyé dans l'inutile, que ce qui a permis d'arriver à la transcendance est noyé dans des rituels magico-religieux, quand ce ne sont pas des pratiques folkloriques.

 

Que faut-il en conclure ?

Des pratiques simples qui passent inaperçues par l'ignorance de la physiologie cérébrale ou des circulations énergétiques

 

Tout d'abord que ceux qui sont parvenus à un éveil y sont parvenus par la pratique de choses simples, comme la fixation d'une source lumineuse directe (le lever ou le coucher de soleil) ou indirecte (fixation de la lune ou le reflet du soleil sur l’eau) et ont pu ainsi plus ou moins inconsciemment travailler avec les phosphènes et deuxièmement ont introduit dans leur pensée un rythme, comme d'après ce que l'on sait de la vie du Maître Morihei Ueshiba, qui a passé vers la fin de sa vie du temps dans un monastère. D'après ses écrits sa pratique consistait essentiellement à réciter tous les Dieu du panthéon shinto un peu comme certains récitent le chapelet, donc en un mot il pratiquait la pensée rythmée.

Cette récitation ou forme de mantra répétitif a comme conséquence de provoquer des crises de synchronisation dans les cellules nerveuses du cerveau si le rythme est très régulier, ce qui est la condition majeure. Il y a fort à parier que ces “ crises ” se sont établies dans une aire spécifique, lui permettant d'arriver à la “ révélation ”.

 

Enfin, c'est en suivant l'enseignement du Phosphénisme, appliquée à sa pratique ou à son art, qu’on a toutes les chances d'obtenir des résultats qui seraient inconcevables autrement.

 

 

 

En d'autres termes, s'il n'est pas possible de transmettre un don ou une faculté à d’autres qu’à ses proches ou aux personnes que l'on a choisies, il peut appartenir à tout un chacun de la développer individuellement.

En d'autres termes, plutôt que d'attendre la transmission d'un maître, il peut appartenir à tout un chacun de développer individuellement son pouvoir.